Je n'aime pas San-Antonio…

et ce depuis fort longtemps. Je ne sais pas vraiment pourquoi, c'est peut-être le côté "beauf" qui me gêne, le côté "bite aux vents". Donc, à l'adolescence, âge où tout le monde s'extasie devant les aventures du commissaire et de son pendant gros dégueu Bérurier, je tente de m'y intéresser. Mais voilà, je ne suis pas convaincu. Soyons franc, je trouve ça pitoyable de grossièreté, franchouillard dans tout ce que je déteste… du Gérard Depardieu, version je te pète au nez. Il faut préciser qu'à ce moment-là, je suis un sale punk. Oh pas un punk à chien, façon Mad Max qui mendie avachi sur l'asphalte, ceux-ci ne sont apparus que plus tard et sont devenus ce qu'étaient les Baba Cool aux hippies, de simples ersatz. Non, moi j'aimais les punks new-yorkais, ceux du début des années 70, Johnny Thunders, Joey Ramone et sa fausse fratrie, Steve Bators… Puis les Anglais aussi, les Pistols (meilleurs groupe de rock de tous les temps), Joe Strummer et son GarageLand, le Bromley contingent… et en France Asphalt Jungle, Métal Urbain…

J'y suis. La boucle est fermée, Métal Urbain et son dernier album "J'irai chier dans ton vomi". Super ! Sinon à part ça ? Il est loin le temps de "Lady coca-cola" ou de "Paris maquis". Quand la provocation s’habille d’autosuffisance, elle ne grandit pas le provocateur. "On n’est pas bien là, décontracté du gland, on baisera quand on voudra…". C'est d'un autre niveau non.

"Osez Joséphine", j'adore ce prénom,

c'est celui de ma grand-mère. Des monarques et leurs figurines, on touche les étoiles. Bien évidemment, je ne parle pas de la version Miossec et Yann Tiersen à Taratata, mielleuse et sans âme. Le fil conducteur de cette chanson est, selon moi, le bottleneck de la guitare, agressif et râpeux, mais nos amis bretons l'ont délaissé, du moins dans leur version "mou du bulbe ".

Osez Joséphine Dard.

La fille de l'auteur sort un livre sur son père pour marquer les 10 ans de sa disparition. Promo oblige, elle est sur tous les plateaux télés, accompagnée de son alter ego sentimental, Guy Carlier. On sent qu'elle n'est pas à l'aise sous l'œil scrutateur des caméras, timide et fragile, elle parle de son père, soutenu par son homme baroudeur du petit écran. Cela en est touchant de les voir se tenir la main comme des adolescents transis. Toujours est-il que la Joséphine Dard a éveillé en moi la curiosité.

J'adore Fréderic Dard !

Je savais posséder dans ma bibliothèque "Mausolée pour une garce ", par contre je suis incapable de dire d'où proviens ce livre, peut-être que les enfants de ma femme l'ont ramené de chez leur père. Toujours est-il que je l'ai entamé et, il faut bien l'avouer, plus quitté. Je l'ai lu d'une traite, pris par l'intrigue et surtout par la délicatesse des descriptions, le chatoiement des mots. L'histoire débute par un petit jeune qui suit un clochard pour l'assassiner et là je suis happé. Je n'ai pas l'intention de faire ici une critique littéraire, je n'en ai ni le talent, ni l'envie. Mais bravo Monsieur Dard, vous m'avez conquis et puis parmi les protagonistes du roman, on retrouve un certain "La Ficelle", n'est-ce pas un clin d'oeil au fidèle comparse de Chéri Bibi ?

Il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis, disait Colette mon psychiatre.

Enfin, elle ne parlait pas ainsi, c'est moi qui transcris parce que les psys parfois c'est un peu comme l'ordonnance d'un médecin, on pressent, on devine, quant à expliquer c'est une autre paire de manche. Donc j'aime Frédéric Dard sans San-Antonio, c'est un peu comme Jean Yann, je le trouve sublime de méchanceté dans "Que la bête meure" de Chabrol et d'une vulgarité bas de gamme dans les "Grosses têtes". Je déteste les "Grosses Têtes " aussi...

" À l'arrière des Dauphines, je suis le roi des scélérats..."

Nombre de commentaires : 0 - Partager :

Faire un commentaire

Les champs marqués d'un * sont obligatoires.

Nom ou pseudo* : Prénom :
Email* :
Votre message* :
Combien font 3+2* :

 

Récompensé par le :

Prix Spécial de la ville de Lunéville 2010 

En savoir [ + ]

 

Version papier

Couverture du livre les Folles de la Nationale 4

*+ 5 euros de frais de livraison par Colissimo