Mon roman “Les folles de la Nationale 4” a été téléchargé 199 fois en moins de 3 semaines et ce jusqu’en Russie, en passant par la Roumanie ou la Guinée française. D’ailleurs c’est le lot de consolation de cette opération, savoir que quelque part dans le Grand Tout, quelques-uns sont peut-être accrochés aux pages de mon roman. Je dis peut-être car rien ne me dit, ni ne me prouve qu’ils l’ont lu ou qu’ils le liront un jour.
Je me souviens d’un client qui me montrait son nouveau jouet, l’Ipad2. Histoire de m’intéresser à son nouveau gadget, je lui avais demandé si c’était aisé de lire sur ce type d’appareil. Au fond de moi, je me disais qu’il n’était pas du genre à perdre son temps avec un bouquin, mais plutôt à s’attraper de la corne aux pouces devant Gran Turismo. Il m’a répondu “Oui, oui, c’est super, j’ai déjà téléchargé plus de 2500 livres”.
Aujourd’hui, ce qui génère du trafic sur les librairies en ligne est le mot “ebook gratuit” ou “epub gratuit”, c’est comme vous voulez, ce qui est important est le terme “gratuit”. Le catalogue des livres tombés dans le domaine public n’étant plus suffisant, certaines de ces librairies innovent et vous autorisent à proposer votre travail en téléchargement gratuit.
Sur les blogs où le sujet est traité à foison, l’avènement des tablettes ou autre liseuse est considéré comme la nouvelle révolution du moment. Se basant sur l’expérience de la musique et des lecteurs mp3, nombreux sont ceux qui annoncent la fin, ou du moins une nouvelle redistribution des cartes dans le monde de l’édition traditionnelle.
Comme un livre numérique est vendu, à quelques euros près, le même prix qu’un livre papier, la révolution ne sera pas bien sanguinaire et ne bouleversa pas l’ordre établi. Je vous passe les détails concernant la fabrication d’un livre traditionnel, son coût d’impression, sa diffusion, mais tout de même je me demande qui se goinfre dans ce simili charivari insurrectionnel.
Pour info, la réalisation d’un epub, qui n’est constituée que de html basique accompagné de quelques lignes d’XML, ne peut expliquer à elle seule la baisse si peu significative du prix d’un livre numérique.
Le temps d’écrire ce billet et “Les folles de la Nationale 4” dépasse la barre des 200 téléchargements. Cette fois, il s’agit d’un Mexicain, super ! “Viva Zapata”.
Pour aller plus loin, je vous conseille cet article sur le site de Marianne :
“Faut-il avoir peur du livre numérique ? ” [ ici ]
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